En plein milieu d’été, avant même tout débat sur le PLFSS 2027 (Plan de Financement de la Sécurité Sociale), le gouvernement a annoncé des décrets visant à diminuer les sommes remboursées aux assurées.
Le premier décret concerne le doublement du montant maximum annuel des franchises médicales et des participations forfaitaires, chaque montant étant porté à 100 euros [1] ; ces sommes ne sont pas remboursées par les assurances complémentaires et restent à la charge des patientes, y compris des personnes en ALD (Affection de Longue Durée).
Comme lors du débat du PLFSS 2026, ce projet a déclenché une mobilisation et le gouvernement vient d’annoncer qu’il renonce au doublement des plafonds, mais il confirme sa volonté de les augmenter.
Les 4 autres décrets concernent l’augmentation du ticket modérateur, c’est-à-dire de la partie des dépenses de santé non remboursée par l’Assurance maladie mais pouvant être prise en charge par les complémentaires santé [2].
Cela entraînera une nouvelle augmentation du prix des complémentaire santé ; les personnes qui n’en ont pas, faute de moyens, risquent de renoncer aux soins.
La mise en œuvre de ces décrets est prévue en janvier 2027.
Ces mesures touchent toute la population, mais vont pénaliser plus particulièrement les personnes les plus malades et celles ayant le moins de moyens financiers, aggravant ainsi les inégalités sociales d’accès aux soins et de santé.
Nous dénonçons ces choix politiques de toujours plus de privatisation et toujours moins de solidarité.
Nous dénonçons la manière dont de telles décisions sont prises : au milieu de l’été, malgré un avis défavorable de la CNAM sur l’ensemble des décrets.
Un changement radical de politique est indispensable : nous défendons la mise en place d’une Assurance Maladie Obligatoire Universelle Remboursant à 100 % qui seule permettra de lutter contre les inégalités d’accès aux soins et de santé [3], associée à une réelle démocratie sanitaire.