Dépassements d’honoraires médicaux, franchises non remboursées

Publié le vendredi 18 mai 2007

Les usagers ont leur mot à dire, les citoyens leur bulletin de vote à donner

Depuis 10 ans, les dépassements d’honoraires demandés par les médecins à leurs patients connaissent une augmentation importante qui constitue un obstacle à l’accès aux soins.

C’est un rapport récent de l’ Inspection Générale des Affaires Sociales qui l’affirme et en chiffre le montant : 2 milliards annuels qui pèsent sur les patients directement ou par le biais de l’augmentation des complémentaires ; ces dépassements sont aussi source d’inégalités de revenus entre les médecins.

Les pouvoirs publics, gouvernement et Assurance maladie, sont au courant depuis longtemps puisqu’ils se servent de ces dépassements pour répondre aux demandes d’augmentation tarifaire des médecins au détriment du remboursement des patients.

Le droit aux dépassements risque de s’étendre puisque les spécialistes, chirurgiens en tête, avec l’aval certain du nouveau gouvernement, réclament la mise en place d’un « secteur optionnel » qui permettrait, à terme à tous les médecins, de pratiquer des dépassements. Les défenseurs de ce secteur veulent nous faire croire qu’il serait un moindre mal puisqu’il permettrait de contenir ces dépassements. C’est un mensonge, et le rapport de l’IGAS souligne bien que « ce dispositif comporte de nombreux inconvénients au regard de l’accès aux soins, de l’équité à observer entre les praticiens ou du pilotage du système de santé ».

Soignants et usagers constatent tous les jours que l’accès aux soins est remis en cause par les dépassements, le ticket modérateur et les franchises à la charge des assurés en augmentation depuis la réforme de l’Assurance maladie de 2004.

Les usagers ont leur mot à dire, les citoyens leur bulletin de vote à donner.

Pour défendre l’accès aux soins , le Syndicat de la Médecine Générale appelle
-  à faire barrage à l’UMP aux législatives, car ce parti promet aux citoyens une augmentation des franchises non remboursées et la poursuite de la politique actuelle de mise en place d’un « secteur optionnel » de dépassements d’honoraires.
-  à faire pression sur l’ensemble des candidats aux législatives pour qu’ils s’engagent à défendre l’amélioration de la prise en charge des soins, une véritable politique de santé publique et une concertation authentique sur les niveaux et les modes de rémunération des soignants.

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